Le gaz suffit-il à garantir la durée de conservation d’un emballage ?
Lorsqu’un produit alimentaire est conditionné sous atmosphère protectrice, on a tendance à penser que tout repose sur le mélange gazeux injecté dans l’emballage. Plus le taux d’oxygène est faible, plus le produit sera protégé. Plus le volume d’azote est important, meilleure sera la conservation.
La réalité est pourtant plus complexe.
Dans de nombreux cas, la qualité du gaz n’est qu’une partie de l’équation. L’étanchéité de l’emballage joue également un rôle déterminant dans la durée de conservation réelle du produit.
Pourquoi l’atmosphère protectrice ne suffit pas toujours ?
L’objectif d’une atmosphère protectrice est de ralentir les phénomènes responsables de l’altération du produit.
Dans les produits riches en matières grasses, comme les paquets de chips par exemple, l’oxygène favorise l’oxydation des huiles, ce qui peut entraîner une perte de saveur.
C’est pourquoi les fabricants remplacent généralement l’air présent dans l’emballage par de l’azote.
Mais une question demeure : Que se passe-t-il si cette atmosphère protectrice s’échappe progressivement de l’emballage ?
Une micro-fuite peut permettre à l’air extérieur d’entrer tout en laissant sortir le gaz protecteur. Même si le mélange gazeux était parfaitement conforme au moment du conditionnement, sa composition peut évoluer rapidement.
Cette situation peut entraîner deux conséquences majeures :
- Le rancissement comme évoqué précédemment, avec une perte de saveur provoqué par l’oxygène pénétrant dans l’emballage.
- La perte de croustillant avec un ramollissement des chips, provoqué par l’humidité. Une fuite permet également à la vapeur d’eau présente dans l’air ambiant de pénétrer progressivement dans l’emballage. Les chips absorbent alors cette humidité et perdent leur texture croustillante.
Dans les deux cas, la réussite du conditionnement ne dépend pas uniquement du gaz injecté au départ, mais également de la capacité de l’emballage à maintenir cet environnement protecteur tout au long de la durée de vie du produit.
Pourquoi le gaz n’est pas toujours le levier le plus efficace
Lorsqu’un industriel cherche à améliorer la durée de conservation d’un produit, le réflexe consiste souvent à agir sur les paramètres de gaz :
- Réduire l’oxygène résiduel
- Augmenter le volume d’azote
- Modifier le mélange gazeux
Pourtant, l’amélioration de l’étanchéité peut parfois produire un effet plus significatif.
Une fuite très faible peut avoir un impact majeur sur la vitesse de renouvellement de l’atmosphère présente dans l’emballage.
Plus l’emballage est hermétique, plus il conserve longtemps les conditions de protection initialement prévues.
Un exemple concret : le cas des chips
Un fabricant de chips conditionne généralement ses produits sous azote afin de limiter l’oxydation des matières grasses et préserver le croustillant.
Dans ce cas, l’industriel cherche souvent à améliorer la durée de conservation en augmentant le volume d’azote ou en réduisant la quantité d’oxygène résiduel.
Pourtant, l’étanchéité de l’emballage peut avoir un impact tout aussi important sur la conservation du produit.
Une micro-perforation provoquée par le frottement d’une chips sur le film ou par la présence d’un débris dans une soudure peut accélérer considérablement le renouvellement de l’atmosphère interne.
Dans certains cas, améliorer l’herméticité de l’emballage peut avoir davantage d’effet sur la conservation que l’augmentation du volume d’azote injecté.
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Conclusion
L’atmosphère protectrice joue un rôle essentiel dans la durée de conservation des aliments. Mais son efficacité dépend de sa capacité à rester stable tout au long de la vie du produit.
Chez Anéolia, les solutions de contrôle des gaz et d’étanchéité permettent d’évaluer simultanément la qualité de l’atmosphère protectrice et la capacité de l’emballage à la conserver dans le temps. Cette approche aide les industriels à mieux comprendre les facteurs influençant la durée de conservation et à prendre des décisions basées sur des données mesurables.